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À Ambanja et Tamatave, la mesure conditionne l'action

13 tonnes de riz distribuées à Ambanja selon le taux de survie des plants. À Tamatave, une station météo alimente le tableau de bord Albatross en temps réel.

Quatrième campagne de distribution du programme conduit avec PUR Project à Ambanja : 13 tonnes de riz réparties entre 736 producteurs et 66 paysans leaders, adossées à un taux de survie mesuré des plants. À Tamatave, une station météo installée en hauteur transmet désormais ses relevés en temps réel au tableau de bord Albatross. Deux dispositifs, une même logique : la donnée précède l'action.

Planter est facile. Ce qui compte, c'est ce qui est encore debout dix-huit mois plus tard. Le programme conduit à Ambanja avec PUR Project, dans le cadre du projet Ecosystem Restoration and Livelihood Project in Madagascar, est bâti autour de ce constat.

Ici, la contrepartie du producteur n'est pas versée le jour de la plantation. Elle se déclenche à six mois, puis à dix-huit mois, sur la mesure du taux de survie des plants. À partir de 50 % de survie, le riz arrive. En dessous de ce seuil, rien n'est versé. Les paysans leaders reçoivent une contrepartie fixe pour leur rôle de coordination, à condition que leur zone dépasse ce même seuil.

Sur les terres des producteurs volontaires, ce ne sont pas des monocultures qui poussent. Ce sont des systèmes agroforestiers à 22 espèces associées : bois d'œuvre, arbres à croissance rapide, légumineuses, fruitiers. Ce mélange restaure la fertilité des sols, stocke du carbone, diversifie l'alimentation des ménages et étale leurs revenus sur toute l'année.

Le bilan de la quatrième campagne : 736 dotations individuelles aux producteurs, soit 10 tonnes de riz, et 66 sacs de 50 kilos remis aux paysans leaders, soit 3 tonnes supplémentaires. Le tout sur un programme de 100 000 plants.

Ce que ce modèle permet

Un financeur qui soutient une plantation achète rarement des arbres. Il achète une probabilité qu'ils survivent. Indexer la contrepartie du producteur sur un taux de survie mesuré déplace le risque là où il peut être maîtrisé, sur le terrain, et rend la dépense traçable ligne à ligne.

À mille kilomètres à l'est, la même logique prend une autre forme.

À Tamatave, la météo se met à parler aux pépinières

À Tamatave, une installation discrète vient d'être posée en hauteur : une station météo. Elle est opérationnelle depuis ce trimestre et transmet ses relevés en temps réel vers le tableau de bord du projet Albatross, développé en interne.

Premier usage : mesurer l'effet des conditions locales sur les pépinières. Objectif suivant : convertir ces données brutes en alertes ultra-localisées et lisibles pour les paysans partenaires, afin qu'ils anticipent les aléas à court terme.

Ce que cette instrumentation permet

Une pépinière équipée d'une station météo n'attend plus les dégâts pour ajuster ses pratiques. Les données brutes, converties en alertes lisibles, permettront aux paysans partenaires d'anticiper les aléas courts : ajuster un arrosage, décaler une transplantation, protéger un lot de plants avant que la contrainte devienne perte. La station de Tamatave est la première pièce du dispositif. Deux autres stations sont prévues avant la fin du T3.

Jeune plant vert en train d'être planté dans un sol brun par des mains humaines.

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