Toutes les deux semaines, une caméra à intervallomètre filme un carré de vase où les crabes vont et viennent. C'est le protocole du programme international GLOW, auquel Bôndy participe jusqu'en décembre 2026. Enjeu : inscrire Madagascar dans une base de données mondiale sur la santé des zones humides.

La plupart des projets de restauration s'arrêtent à la canopée. On regarde les arbres, on compte les hectares, on estime le carbone stocké. GLOW, le Global Wetlands Project, regarde en dessous.
Le programme place la faune des mangroves au centre de l'évaluation : crabes, poissons, périophtalmes. Non pas pour leur valeur propre, mais parce qu'ils sont des bioindicateurs. Leur retour signale un fonctionnement écologique retrouvé, leur absence signale l'inverse.

Toutes les deux semaines, les agents installent des caméras à intervallomètre sur trois types de sites : denses, dégradés, plantés. Les images sont saisies sous KoboCollect, l'outil de collecte des Nations unies. L'application mobile GLOW, en développement, centralisera bientôt les indices de santé des zones humides.
Madagascar entre ainsi dans un jeu de données comparable à l'échelle mondiale, aux côtés des sites australiens et sud-africains suivis dans le même protocole. Bôndy conduit la mission malgache jusqu'en décembre 2026.
Ces trois dispositifs mesurent des objets différents et se recoupent : le drone documente le couvert, le carottage mesure le carbone, GLOW suit la faune. Aucun ne rend les autres inutiles.
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